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Institut national de Recherche scientifique. I.N.R.S.

 Personne morale

Dates

  • Existence: 1964 - 1989

Historique

Le comité paritaire de l’Institut national de Recherche scientifique (INRS) est institué par la Convention signée, à Bruxelles, le 30 octobre 1964, entre la Belgique et le Rwanda, au sujet de ce centre de recherche situé à Butare, au sud du Rwanda.

Créé par la Convention de 1964, l’INRS succède alors à l’Institut pour la Recherche scientifique en Afrique centrale ou l’IRSAC (1947-1964) dont les activités muséales et de recherche connaissaient un certain fléchissement depuis l’indépendance du Congo en 1960 et celle du Rwanda/Burundi en 1962. Le comité paritaire de l’INRS avait donc pour mission de piloter les activités de ce musée-centre de recherche en donnant un avis détaillé sur ses réalisations, en formulant les recommandations relatives aux programmes de recherche de longue durée et en suivant, pendant douze ans, l’application de la Convention de 1964.

Se réunissant au cours du premier trimestre de chaque année, à Butare, dans les locaux de l’INRS repris de l’IRSAC, le comité paritaire était constitué de douze membres, six Belges et six Rwandais.

Du côté belge, il y avait un.des représentant.s du.des Ministère.s de l’Éducation nationale, un délégué du Ministère des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et de la Coopération au Développement, un membre de l’ambassade de Belgique à Kigali, un membre de la mission de Coopération, le directeur du Musée royal de l’Afrique centrale (MRAC) ainsi que le directeur de l’INRS.

Entre 1965 et 1975, le directeur du MRAC, Lucien Cahen (1912-1982), soucieux de la poursuite de la recherche scientifique au Rwanda, participe à toutes les réunions du comité paritaire et y assure, avec le directeur de l’INRS, le secrétariat des séances. De plus, l’INRS étant à charge du budget des Ministères belges de l’Éducation nationale, le directeur Lucien Cahen, président du Patrimoine du Musée, est, à la fois, le délégué de ces Ministères ainsi que le responsable réel et légal de la Comptabilité de l’INRS devant la Cour des comptes belge.

En outre, conformément à l’article 4 de la Convention de 1964 , les directeurs de l’INRS sont, entre 1965 et 1974, des chercheurs belges nommés par le Gouvernement belge et approuvés par le Gouvernement rwandais. De fait, entre 1965 et 1971, le directeur de l’INRS est le botaniste Paul Deuse (1921-1971), conservateur, puis chef de travaux au MRAC. Suite au décès de Deuse survenu en avril 1971, l’anthropologue Marcel d’Hertefelt (1927-2015), chef de section au MRAC, dirige par intérim ce centre. Il est remplacé, en mai 1974, par l’historien-poète-compositeur rwandais Cyprien Rugamba (1935-1994), désigné en réponse à une requête des responsables rwandais d’installer un Rwandais à la tête de l’INRS.

Du côté rwandais, le comité paritaire était composé de deux membres du gouvernement ou de leurs représentants, des professeurs de l’Université nationale du Rwanda (UNR) et de l’Institut pédagogique national (IPN), des dirigeants d’entreprises publiques ainsi que d’institutions de recherche à l’exemple de l’Institut des Sciences agronomiques du Rwanda (ISAR).

Au cours de son existence, l’INRS accueille les chercheurs du MRAC, à l’instar de l’archéologue Francis Van Noten, chef de section au MRAC, du linguiste André Coupez (1922-2006), chef de travaux au MRAC, du muséologue Jan-B. Cuypers, chef de travaux au MRAC, et de bien d’autres. En sens inverse, le MRAC supervise et publie les recherches effectuées à l’INRS.

Au terme de la Convention belgo-rwandaise de 1964, la gestion de l’INRS est remise, en 1976, au Gouvernement rwandais, précisément au Ministère de l’Éducation nationale. En 1977, une nouvelle convention est signée entre la Belgique et le Rwanda. Elle permet alors de financer et de publier d’autres recherches de l’INRS.

En 1989, les collections du Musée de l’INRS sont remises au nouveau Musée national du Rwanda inauguré au cours de la même année. L’INRS change par la même occasion de nom et devient l’Institut de Recherche scientifique et technologique (IRST). Celui-ci devient, en 2013, la National industrial Research and Development Agency ou la NIRDA
Sources : Tervuren, MRAC, Archives INRS, AA.2-INRS.1-11 ; Fabri Régine, « Paul Deuse (1921-1971), botaniste belge méconnu : une page de l’histoire de la recherche scientifique au Rwanda », in Systematics and Geography of Plants, vol. 71, n°2, (2001), p. 115-132 ; Lepersonne Jacques, « CAHEN Lucien », in Nouvelle Biographie Nationale, volume 2, Bruxelles, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts, 1990, p. 67-70 ; Bastin Yvonne, « Hommage à André Coupez (1922-2006) », in Africana Linguistica, n° 12, (2006), p.13-20 ; Soyer L., « Van Den Berghe (Louis) », in Biographie belge d’Outre-Mer, tome IX, Bruxelles, Académie royale des Sciences d’Outre-Mer, 2015, col. 387-389 ; National industrial Research and Development Agency, Strategic Plan 2018-2022, Kigali, NIRDA, 2017, p. iii, 1, [en ligne], https://www.nirda.gov.rw/uploads/tx_dce/02_-_NIRDA_Strategic_Plan_2018-2022_08.pdf

Trouvé dans 1 Collection ou document:

Institut national de Recherche scientifique, 1964 - 1976

 Série
Identifiant: AA.2-INRS
Présentation du contenu Procès-verbaux des réunions du Comité paritaire belgo-rwandais chargé de suivre l’application de la Convention signée à Bruxelles, le 30.10.1964, entre la Belgique et le Rwanda concernant le fonctionnement de l’INRS.